Intelligent, drôle, humaniste :
Quand Jean jacques Vannier fait entrer le premier orteil de son premier pied sur la scène, je suis déjà mort de rire. Je ne comprends pas encore bien pourquoi, mais c’est comme ça et je ne respirerai plus que par intermittence, quand il m’en laissera le temps.
L’univers de Vannier est complètement absurde, loufoque, inadapté : c’est son mot. Il (ou au moins, son personnage, son clown) est inadapté. Il se fait virer d’un cours de danse, il n’aime pas les factures de téléphone détaillées et préfère revoir Eisenhower scruter la mer ou regarder son œuf cuire en lui chantant une chanson… en tout cas, si Vannier est un clown, il est blanc. Une tristesse dans la voix, une mélancolie dans le regard empêche son spectacle d’être un one-man show comique ; On a envie de le plaindre et de s’apitoyer, on a envie de lui donner notre épaule pour l’aider à s’adapter ce Petit Prince perdu dans la folie des hommes et des maîtresses qui ne nous laissent pas le temps d’aller saluer l’amour de notre vie parce qu’il faut prioritairement aller chercher la classe de 3°B qui est allé voir la tapisserie de Guillaume, et finalement on se marre.
Je mets autant d’étoiles que possible pour ce spectacle vraiment intelligent, drôle, humaniste, nécessaire et je rajoute une étoile, une bonne, au dessus de la tête de ce pingouin fou pour le protéger de notre monde de dingue.
(Matthieu, 30 ans, Paris)
Touchant et drôle :
Ce monsieur nous emmène dans son pays plein de fantaisie, de petites lubies, d'émotion et de bizarrerie. C'est une ballade a travers le monde réel et son monde à lui fait avec tellement de finesse et d'humour qu'on a envie de repartir avec lui pour une autre aventure.
Comme il est touchant et drôle ce petit bonhomme qui n'arrive pas à s'adapter, mais nous nous ne voulons surtout pas qu'il s'adapte, nous spectateurs égoïstes qui voulons rire, rire de l'autre, rire avec l'autre. Il ne faut pas qu'il change ce monsieur, il faut qu'il reste avec ses petites bidouilles et ses combines pour vivre dans notre monde, il est décalé mais c'est à mourir de rire, alors je lui dis un grand merci.
(Carole, 32 ans, Paris)
En synthèse :
La vision décalée d'un univers absurde aux yeux de
ce pingouin perdu dans notre monde complexe.