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MAISON DE POUPEE
Audrey Totou dans une pièce d'Henrik Ibsen, texte français de Terje Sinding, mise en scène de Michel Fau, avec Audrey Tautou, Michel Fau, Pascal Elso, Sissi Duparc, Nicolas Woirion, Flore Boixel, et les enfants...
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La pièce n'est plus à l'affiche
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Le sujet :
Nora (Audrey Tautou) vit avec son époux et ses enfants dans une maison de poupée trop jolie, étouffante et cauchemardesque. Insouciante, elle joue avec la vie, avec les autres et avec elle-même. Un événement va la contraindre à détruire les conventions du couple bourgeois et créer le scandale. Henrik Ibsen fait le portrait des êtres humains, il disait préférer poser des questions qu'administrer des réponses.
Déçu :
Henrik Ibsen, Michel Fau, Audrey Tautou... il faut avouer que ça avait de quoi donner envie. Un peu trop, peut-être ? Car la pièce a du mal à convaincre.
Le personnage de Nora n'est pas sans rappeler celui d'Hedda Gabler, qu'Ibsen écrira dix ans plus tard : une femme de caractère, qui cherche un sens à sa vie dans un monde qui ne reconnaît pas l'intelligence féminine. Mais Nora est un peu le brouillon d'Hedda, et la pièce n'est pas complètement abouti, avec une intrigue qui peine un peu à parvenir à son dénouement (toutefois intéressant).
Il faut dire que le texte n'est pas tellement mis en valeur par la mise en scène, qui manque un peu de relief. Grimer les personnages en poupées relève un peu trop du premier degré. Heureusement les costumes et les décors, très réussis, parviennent à donner une ambiance un peu étouffante qui convient bien au propos de la pièce.
Audrey Tautou, enfin, car la pièce tourne autour de Nora : sans elle, la pièce ne peut pas fonctionner. Et là, aïe, le bât blesse : Audrey Tautou est certes charmante, mais n'est manifestement pas à son aise sur une scène, gaspille pas mal d'énergie sans trouver sa place et sa voix dans l'espace du théâtre.
Alors du coup, forcément, avec une telle affiche, on est un peu déçu. Mais si l'ensemble manque un peu de puissance, la pièce n'en reste pas moins intéressante pour son propos et sa place dans l'oeuvre d'Ibsen.
(Marie-Hélène, Paris)
Oui, mais :
Nous sommes au milieu du XIXe siècle, dans un intérieur bourgeois, avec ses trophées de chasse et ses oiseaux empaillés. Nora, l’épouse et mère, (Audrey Tautou) s’emploie tel un automate à la satisfaction de son mari et de ses enfants. Elle va si loin dans ce domaine qu’elle en vient même à enfreindre les lois, ce qui ne va pas manquer de torpiller tout cet équilibre factice ; les réactions convenues du mari, et la profonde surprise que cela provoque chez son épouse, amènent à rebattre les cartes.
Disons-le sans détour : Audrey Tautou est faite pour le cinéma, pas pour le théâtre. Elle ne parvient pas à trouver le ton juste.
Elle essaie honnêtement de mettre en valeur le côté « poupée » du personnage, mais elle en fait tant et tant que cela tourne parfois à l’hystérie.
Heureusement les autres rôles sont bien tenus, les décors bien faits, la mise en scène globalement classique, la pièce très connue. Cela permet donc de passer une soirée que l’on ne regrette pas, surtout si l’on est « inconditionnel » d’Audrey Tautou.
(Isabelle, Paris)
En synthèse :
Audrey Tautou manque de coffre, mais le reste
(mise en scène, décor, distribution) tient cependant bien la route.