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CORRESPONDANCE INATENDUE
D'après la "Correspondance de Paul Roulier-Davenel" de Sacha Guitry
Mise en scène de Jean-Laurent Cochet
Avec Pierre Delavène
(Dernière le 9 août)

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THEATRE TRISTAN BERNARD
64 RUE DU ROCHER
75008 PARIS

Genre :
Lecture
(Durée indicative : 1h05)

Le sujet :
Un échange de lettre entre Guitry et Paul Roulier-Davenel, auteur célèbre, mondialement connu qui n'avait qu'un défaut, c'est de n'avoir jamais existé !

Les avis :

Pour :
Voilà une belle occasion de découvrir un texte méconnu de Guitry : les lettres imaginaires d’un de ses soi-disant amis, l’illustre artiste Paul Roulier-Davenel.
Lorsque les deux acteurs entrent sur scène, c’est sur le ton naturel de la conversation qu’ils s’adressent au public : sont-ils déjà des personnages ou encore des hommes ? Pendant tout le spectacle, on aura ce doute, et c’est drôlement habile d’avoir su mettre en scène la supercherie de Guitry , dans le même esprit que le maître. On sait bien que cette correspondance est fictive, mais on se laisse prendre : le double fantasmé de Guitry, prend vie.
Le texte est souvent drôle, subtil et acide, c’est du Guitry « pur jus » : quelques règlements de comptes, hommages et portraits. Beaucoup de réflexions sur le théâtre : les acteurs, les auteurs, les critiques…. Ceux qui, de près ou de loin, s’y intéressent trouveront cela très juste. Et puis, il y Jean-Laurent Cochet, qui sur un ton naturel et badin, semble être venu partager une bonne blague avec quelques invités. La proximité qu’il crée avec les spectateurs est bluffante, les apartés avec son partenaire tellement naturels qu’on a l’impression d’assister à une conversation privée. Qui nous parle : Roulier-Davenel, Guitry, Cochet ? Personnage, auteur, acteur ne font plus qu’un. Cette petite heure de spectacle passe bien vite et j’en aurais volontiers redemandé !
(Patricia, Courbevoie)

Contre :
Est ce une bonne idée que d’exhumer une correspondance inventée par Sacha Guitry à l’age de 25 ans, sous le pseudonyme de Paul Roulier-Davenel, et qui n’a jamais rencontré un véritable succès ?
Bien sur, l’auteur est habile, l ’écriture est alerte, le propos acide.
Bien sur, l’interprétation est à la hauteur. Jean Laurent Cochet en vieux matou matois semble se délecter à la lecture de ces différentes correspondances.
Je serais plus réservé sur l’intérêt intrasec de ces lettres.
Le portrait d’une vieille tante, les premiers émois amoureux, la description de quelques célébrités de l’époque… tout cela n’est guère transcendant.
J’ai trouvé également très limite les fanfaronades de l’auteur sur sa relation sexuelle avec une adolescente, jeune paysanne, vierge, et à peine pubère.
Quelques pages sur le théâtre, l’angoisse de le la première, une critique des critiques, l’apologie de M. Guitry père, sont plus intéressantes, mais on reste cependant dans des propos faussement provocateurs d'un jeune homme de 25 ans qui manque encore de maturité : on est bien loin des analyses subtiles et intelligentes sur la nature humaine que Sacha Guitry développera par la suite.
(Patrick, Paris)

En synthèse :

Des avis controversés.